Mainlevée d'opposition

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en décembre 2019

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L'opposition à tiers détenteur fait partie des différentes procédures de recouvrement.

Sous le coup d'une opposition à tiers détenteur, il est possible d'en obtenir mainlevée. Cet article fait le point sur ce type de procédure et sur les recours des personnes visées.

Comment fonctionne la mainlevée d'opposition ?

L'opposition à tiers détenteur (OTD) est une procédure de recouvrement forcé dont bénéficient les collectivités territoriales ou les établissements publics locaux pour leurs créances. Son régime est prévu par l'article L 1617-5 du Code général des collectivités territoriales.

Outre les collectivités territoriales, l'OTD peut être utilisée par :

  • les caisses du régime social des indépendants ;
  • les organismes conventionnés pour l'assurance maladie et maternité ;
  • les caisses d'assurance vieillesse des professions libérales.

Les règles sont alors fixées par les articles L 652-3 et suivants du Code de la sécurité sociale.

Dans cette procédure, l'opposition est adressée à un tiers détenteur. Il s'agit d'une personne qui détient des fonds ou choses vous appartenant.

Dans tous les cas, le redevable peut s'opposer à la saisie.

Mainlevée de l'opposition : comment contester ?

La mainlevée de l'opposition équivaut à la libération de la saisie effectuée entre les mains du tiers détenteur.

Pour l'obtenir, il faut former un recours à l'encontre de l'opposition :

  • Lorsque l'opposition est déclenchée, une notification est envoyée au débiteur.
  • Cet acte comporte un décompte de la créance, le fondement de celle-ci et les modalités pour demander mainlevée de l'acte (délais, forme et lieu devant lequel porter la contestation). Le débiteur peut se reporter à cette notification pour former son recours.

Or, l'article L 1617-5 du Code général des collectivités territoriales dispose :

« L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite.

L'action dont dispose le débiteur de la créance visée à l'alinéa précédent pour contester directement devant le juge de l'exécution mentionné aux articles L 213-5 et L 213-6 du code de l'organisation judiciaire la régularité formelle de l'acte de poursuite diligenté à son encontre se prescrit dans le délai de deux mois suivant la notification de l'acte contesté. »

Il est également précisé que l'action en contestation de la régularité formelle de l'acte :

  • se prescrit dans le délai de deux mois suivant sa notification ;
  • doit intervenir devant le juge de l'exécution.

Il convient donc, pour demander une mainlevée d'une opposition :

  • de saisir le juge de l'exécution territorialement compétent ;
  • de le faire dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'acte. 

La contestation peut porter sur la forme (régularité de la procédure) que sur le fond (bien fondé de la dette).

Si le juge de l'exécution fait droit à la contestation, il prononce la mainlevée de l'opposition.

Pour approfondir la question :

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